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FEMUA 7e édition : « Paix et Cohésion sociale »

Aujourd’hui âgé de 7 ans, le Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (FEMUA) figure parmi les festivals visant à promouvoir le développement de la musique africaine. Mis sur pied par le groupe Magic System dans les années 2008, ce festival compte aujourd’hui parmi les évènements culturels de musique les plus courus dans le monde. Réunissant sur la même scène tout un parterre d’artistes venus d’Afrique et d’ailleurs, ce festival traduit avant tout la richesse, l’unicité dans la diversité, bref le panafricanisme du continent noir.

Pour cette 7e édition qui a débuté officiellement jeudi 3 avril 2014 à Anoumabo, mais également à Yopougon, commune populaire située au nord de la ville d’Abidjan en Côte d’Ivoire, s’est terminé le 6 avril. Organisée sous le thème « Paix et Cohésion sociale », cette 7e édition avait pour but, entre autres, de rassembler le peuple ivoirien, qui comme nous le savons, vient de sortir d’une période de conflit post électoral qui s’est terminé par une guerre civile. Au programme, des concerts géants avec des artistes de renommées internationales à l’instar d’Alpha Blondi qui lors de la soirée de lancement le 20 mars 2014 a souligné : « Nous sommes honorés. Il n y a pas de petites étrangers tels que Amadou et Mariam du Mali, Youssoupha de la France, Ferra Gola de la RD Congo, Lady ponce du Cameroun, Maxy Sedumedi du Botswana, Sana Bob du Burkina Faso, Geydyblay Ambolley du Ghana, Fodé Baro de la Guinée ; et des nationaux à l’instar de Pierrette Adams, Espoir 2000, Debordo Dj, Surchocs, Hamed Farras, et plein d’autres.
La particularité de ce festival musical est son caractère social dans la mesure où ses concerts géants sont organisés gratuitement pour les couches les plus défavorisées de la société à qui il est donc donné l’occasion de communier avec leurs idoles et de récolter des fonds pour mener à bien des projets caritatifs. À ce titre, le FEMUA a permis la construction d’une école maternelle de 70 millions au cœur du village d’Anoumabo, mais aussi la réhabilitation de pouponnières, des orphelinats de Bingerville, Bouaké et Gagnoa ainsi que des contributions financières pour faciliter leur bon fonctionnement.

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