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La communauté africaine victime de racisme en Inde.

L’Inde : nouvel eldorado du racisme ?

Jusqu’ici habitués aux scènes de racisme américaines et européennes, nous venons d’entrer dans une nouvelle ère avec une vague de racisme au pays de Mahamat Ghandhi. En effet, le 20 mai dernier, un jeune ressortissant africain de nationalité congolaise s’est vu arracher la vie sauvagement par lapidation. Âgé de 29 ans, étudiant et enseignant de français dans la ville de New Delhi, ce dernier s’est fait assené des coups de pierre et de brique. Il mourra quelques heures plus tard, succombant à ses blessures. Ceci bien entendu serait passé inaperçu si six jours plus tard, le 26 mai, six autres ressortissants n’étaient pas à nouveau victime d’agression toujours dans la capitale New Delhi.


Réactions de la Communauté estudiantine africaine en Inde

Face à cette insécurité grandissante, et surtout au silence des différentes représentations diplomatiques, l’Association des étudiants africains en Inde à décider de prendre les choses en main, en optant pour l’organisation d’une marche ce mardi 31 mai 2016. Décision qui a eu le mérite de captiver l’attention des autorités indiennes puisque la ministre Suhma Sarajevo a demandé au ministre d’État VK Singh et au directeur des Affaires économiques au ministère des Affaires étrangères, Amar Sinha, de rencontrer cette délégation d’étudiants.
Toutefois, cette rencontre risque d’être la montagne qui accoucha d’une souris, car on connait la position dudit ministre sur ces agressions répétées qu’il a qualifié de « simples bagarres ».


L’Afrique malmenée partout
Si l’Afrique semble malmenée partout, c’est sans doute parce que la majorité des gouvernements africains brille par leur laxisme. Une diplomatie que je ne saurais qualifier, qui se résume à porter des redingotes, présenter des lettres de créance, organiser des cérémonies. Peut-on lapider ainsi un ressortissant américain, russe, chinois, sans que nous n’assistions à un remue-ménage des chancelleries de ces nations ? Cet avachissement de nos gouvernements explique probablement pourquoi un ministre égyptien et chef de la délégation égyptienne à Nairobi lors d’un sommet de l’Union africaine sur l’environnement il y a quelques jours a osé traiter les Africains du sud du Sahara de « chiens et esclaves ». Espérons qu’au moins dans ce cas d’insultes flagrantes, des sanctions à la hauteur de ces propos seront prises pour sévèrement semoncer ce genre de réflexion qui font honte à toute l’Afrique.

 

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