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ARTS ET CULTURES: A La Découverte Du ''Tcheukou'oh'' Chez Les Bandrefam

Le charactère sacré du rite

La cérémonie de la chaise est à la base de la tradition Bandrefam. Appelé ‘’Tcheukou’oh’’ dans la langue locale, elle est un élément fédérateur et réconciliateur dans des familles. On ne peut vivre ce rite qu’une fois dans sa vie. Il s’impose dans la vie d’un citoyen du village en cas de situation de malheur tels que des maladies cliniquement incurables, les morts subites et aussi en cas de bonheur tels les anoblissements des vaillants citoyens du village. Le rite se passe dans l’enceinte de la concession familiale du concerné en présence des membres de sa famille et des invités.

Les phases initiatiques

Ils commencent lorsque le ou la concerné est ‘’déposé’’ par le chef de famille sur une chaise ‘’trépied’’ sculptée en bois. Il se lève après des incantations et se dirige devant l’assemblée avec une corbeille sur la tête remplie de feuille d’arbre de paix, de noix de kola, de pièces de monnaie et des feuilles de bananier morte ; dès lors qu’il apparait les personnes courageuses peuvent donc bousculer et faire tomber ladite corbeille pour que tout la foule se dispute de façon spectaculaire le contenu, le plus fort et rusé devrait s’en sortir avec la plus grosse part du butin

 


L’urgence de Rentrer Aux Sources.

Depuis la colonisation et le choc des civilisations qui a suivi, l’Afrique est terrassée par une crise identitaire et culturelle. Ayant pour objectif premier de nous aliéner culturellement afin de produire des êtres hybrides que nous sommes devenus pour la majorité des Africains, nous nous sommes trouvés en train de parler des langues, adopter des modes vies qui contribuent chaque jour à faire de nous des êtres assimilés qui est l’objectif premier de la globalisation. Au Cameroun, le peuple de l’Ouest Cameroun communément appelé Bamiléké est resté ancré dans ses cultures pour la plupart. Les gardiens de ces traditions ancestrales et séculaires continuent de nous rappeler combien il est important de repenser notre vécu social afin de se réapproprier notre identité culturelle.

Ce qui a été le combat intellectuel d’un des plus grands penseurs Africains du siècle passé l’égyptologue cheikh Anta Diop qui disait notre civilisation a commencé ce monde et tout ce que l’occident a su faire est de s approprié nos traditions et les contextualiser. Ce qui montre que le développement matériel et humain que nous envions à ces derniers vient de chez nous. D’où la nécessité de rentrer vers nos valeurs ancestrales. Depuis une dizaine d’années, les Afro américains sont nombreux à se rendre en Afrique sur la terre de leurs ancêtres renduit en esclaves en quette de leur identité.

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